BASTARDOZ Patrick
Du 09.04.2026 au 16.05.2026
Sous-bois et clairières
Peindre encore…
Changer de sujet dans sa peinture est un choix intime.
Il est motivé, entre autres, par l’envie de découvrir d’autres territoires mais est-ce pour autant une remise en question de ma pratique ? Non bien entendu. Après avoir peint des paysages urbains, exploré des lieux à l’abandon ou les architectures complexes de ruines anciennes et contemporaines, j’ai décidé de travailler sur le végétal pour libérer mon geste des « raideurs » architecturales mais aussi pour approfondir un thème qui m’a toujours été cher : la lumière et la manière dont elle va vers le spectateur depuis le fond du tableau.
Peindre des sous-bois ne se limite donc pas à peindre des troncs d’arbres, des feuilles et des branches, ce que je cherche c’est montrer que dans ce foisonnement végétal , il y a un arrière plan, un au-delà de la forêt. C’est cette lumière qu’on distingue entre les branches et qui annonce le passage vers une clairière ou simplement que l’on va sortir du bois. Dans cette série de peintures je cherche la sortie, j’avance vers la lumière que je distingue par points plus ou moins grands à travers le feuillage.
Le métier de peintre est un parcours long dans lequel je mène ma barque depuis plus de trente ans, il y a tant de chemins possibles qu’il faut faire des choix en permanence, peindre c’est faire des choix à chaque instant. Je me promène en peinture comme dans un monde dense dans lequel je montre cette lumière dont je tente de m’approcher.
Patrick Bastardoz
« La peinture est le métier le plus long et le plus difficile. Il lui faut l’érudition comme au compositeur, mais il lui faut aussi l’exécution comme au violon ».
Eugène Delacroix
