Artistes
Retour
FLICKINGER Paul



Biographie

Né en 1941 à Colmar, dans la France occupée du Haut-Rhin, Paul Flickinger vit actuellement en Lorraine, trouve ses sources dans l’histoire vraie ou vagabonde du temps mobile d’hier et de ce temps, transcende le futur par des jetées ourlées de fantastiques visions.

Ses expositions nationales et internationales l’ont mené, en France, de Paris à l ‘Alsace et naturellement à la Lorraine, du Midi des cigales aux amoureux consentants de bien d’autres régions.
Ainsi en fut-il de l’accueil chaleureux trouvé dans les endroits les plus intéressants de la Suisse et de l’Autriche, de la Suède au Québec, jusqu’au regards ébahis des tahitiens dans leur pays pourtant déjà rompu à la beauté. Et partout où passait le souffle créatif de l’ Artiste cela devenait une fête, un arc-boutant pour les plus fortes luisances contemporaines.


En regard des œuvres engendrées par son inépuisable talent de Peintre et de Sculpteur, je suis intimement persuadé qu’une parfaite unicité se dégage de cet homme sans but, anime et caractérise toutes ses approches de l’ Art Brut. Elles marquent le sein de ces dernières années des
plus riches originalités perceptibles mais promettent également au futur hésitant d’audacieuses déferlantes, une chorégraphie d’inspirations sans relâche. On sent que l’ inconvenable va perdre de son état, que tout peut encore arriver, jailli hors des écrins, que l’esthétique et l’émoi vont enfin défaire leur nœud gordien. Le génie de l’être n’est vraiment pas loin.

Sans négliger leurs bienfaisantes influences, il faudrait maintenant oublier de revenir constamment sur des comparaisons avec les Picasso, Max Ernst, Chaissac, Miro et Dubuffet. Comme tous les précédents, Flickinger est unique.

Pour encore mieux le cerner, le comprendre, il faudrait, de clocher en clocher, laisser flotter le long cortège des sentiments créatifs de l’auteur, sans frac, à chaque pas gourmand l’humanité en arriver à dégoupiller, par le cœur toutes les grenades de la merveille osée, je veux parler de l’Art Brut, devenu sien, qui se poudroient en désamour les vieux pantins qui se croient avec leurs grandes foires de bric à brac, à toi. Des riens. Et ce serait juste comme ça, et ce serait surtout bien.

Les circonvolutions anachroniques de l’univers mènent toutes inexorablement vers le point zéro de la physique, la concentration définitive du trou noir super massif.
Par bonheur restent encore, en attendant, sur notre terrestre globe, quelques artistes résolus à remplir le vaisseau spatial en partance de leurs plus folles abstractions.
Elles ont été construites, d ‘évolution en évolution, par un peintre visionnaire, le sculpteur de la cosmologie, mais aussi la poésie, parce qu’il faut parfois sillonner de mots porteurs les cercles les plus intimes de la créativité.

La sculpture de verre, c’est l’art entier qu’on déshabille, la transparence osée de la matière qui mord la vie de tout être sensible à la splendeur.
Le chatoiement des couleurs qui la constitue répond souvent non à la vertu mais répond vaillamment des lumières si belles qu’elles mettraient un vieux poètes sur son cul.
Même opaques, les reflets, qui glissent d’un sujet somptueux à la candeur d’un flacon usagé, pourraient faire un vœu d’éternité, tant il est vrai qu’ils se bouclent de ciels, tous de bonheurs différents. Très étrangement, un parfum obsédant, sans toutefois la moindre offense, volète au-dessus des sujets de gala. Tout y est délicat. Alors, s’il vous plaît, faisons silence.

Alphonse Pensa.